Les 2 roues des Eco-logis
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Quel projet?

Travaillant dans une association promouvant la science en Europe et dans un bureau d'études spécialisé dans les bâtiments « basse énergie », nous projetons de réaliser un périple de 16 000km à vélo à travers l'Europe et l'Asie Occidentale sur une durée d'un an (départ le 1er octobre 2008).

Les multiples enjeux environnementaux actuels font partie de nos préoccupations quotidiennes et nous avons souhaité orienter ce voyage dans ce sens. L'objectif principal sera ainsi d'aller à la rencontre des populations locales afin de découvrir leur mode de vie et leur rapport à l'environnement dans les domaines de l'habitat, de l'eau, des déchets ou encore de l'énergie.

A notre retour, ces multiples rencontres et découvertes nous serviront pour sensibilisation de collégiens alsaciens (notamment dans le cadre de l’Agenda 21). Elles nous permettront de faire découvrir les problématiques environnementales actuelles au travers de pratiques étrangères. Utiliser des exemples non français nous semble plus pertinent pour toucher notre jeune public.
Récemment, une classe d’un collège de Strasbourg (Stockfeld) a également décidé de nous suivre tout au long du parcours par l’intermédiaire de notre site internet et notre blog et d’une correspondance régulière.

 


 

Nouvelles infos:

Vous avez du vous en apercevoir en tapant les 2 roues des ecologis sur google au départ on avait préparé un site internet autrement plus complet que le blog. On a eu quelques problèmes de mise en ligne et du fait nous avons simplifie l opération de manière a malgré tout vous transmettre quelques infos. Malheureusement nous passons 2 a 3 h sur internet des que l on peut et nous n arrivons pas a faire tout ce que nous aimerions. D ou le nombre de photos qui reste encore un peu restreint.
Nous profitons néanmoins de cette halte a Zagreb pour donner quelques précisons sur notre "manière" de voyager:
comme vous l avez compris, en dehors du bateau vers la fin du parcours, notre unique moyen de transport sera le vélo.
Pour le moment cette nuit a Zagreb est notre seule nuit dans un lit, tout le reste a été en tente. Tous les soirs nous devons donc tenter de trouver un petit nid douillet pour nous installer. Nous cherchons généralement des endroits calmes, a l abris des regards, autant que possible a proximité d une rivière a l eau un peu propre, pour la baignade, la vaisselle, eventuellement une petite lessive.
Chaque jour nous consacrons donc pres de 4h pour le pliage de la tente, le rangement des saccoches, puis le soir la recherche d un endroit, le grand deballage le montage de la tente et enfin la mise en place de notre nouveau petit cocon. Nous pourrions apporter moins d importance au lieu ou l on va passer la nuit, mais nous avons vraiment besoin d avoir un petit coin ou l on puisse se relacher totalement, sans se demander si quelqu un ne va pas venir nous deranger a tout moment.

Pour les repas, les menus sont tres simples: des vrais repas d etudiants de cite U. N ayant qu un nombre tres limite d outils et de moyens de cuisson. Les nouilles constituent notre plat chaud quotidien principal. Seul la sauce change. Puisque nous avons passe pas mal de temps en Italie, se plat restait local... Les variantes pour le moment sont le riz (un peu plus long a cuire), pommes de terre, puree, soupes...
Pour le midi, c est picnic tous les jours: pain, fromage a pate dur, et un peu de viande (genre salami, saucisson...), un peu de légumes (tomates, concombres, carottes...), un petit fruit (raisin, pommes...) pour le moment régulièrement dégote dans les champs ou gentiment donne par les cultivateurs eux mêmes.

Pour les chiffres, les jours sans eau, nous consommons en moyenne 6L d eau. Les jours avec rivière alors la c est le grand gaspillage, nous n arrêtons même pas l eau pour nous savonner ;-) , on doit être entre 2000 et 10000m3 d eau en fonction des rivières, le luxe...
Nos vélos pesaient au départ avec un peu de nourriture et d eau:48kg chacun.
Oui oui Flo veut l égalité des sexes...
Les distances quotidiennes varient entre 35 et 80 km en Italie.
Les roues des vélos tournent 4 a 6h par jour
En ce 25 octobre, nous avons franchi 14 fois la frontière pour 6 pays, amusant...
Les températures les plus fraiches ont été en France au départ, gelée blanche pendant la nuit. Sinon depuis quelques jours les matinées se font autour de 6°C, ca commence a piquer les doigts pour lors du pliage de la tente.

 




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Publié à 11:52, le 21/08/2008,
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Nos vélos racontent

Dans moins d'un mois, nous, Kangal et Lubim serons sur la route…

Vous rendez-vous compte? Nous étions bien sagement et confortablement installés dans une boutique, là dans un quartier bien tranquille de Strasbourg et voilà que deux jeunes gens ont soudain eu cette idée de parcourir 13 000 kilomètres à travers l'Eurasie! Et cela à vé
lo!
Ils nous ont donc arrachés à notre existence paisible et nous voilà embarqués (malgré nous) dans une de ces aventures, on ne vous raconte pas!

Tout d'abord, ces deux jeunes, Tom et Flo ont commencé à nous transformer: nos pneus simples de VTT sont devenus de gros pneus lisses (increvables concèdent-ils), nos avant et arrière-trains ont été dotés de garde boues longs et encombrants. Puis ils ont eu cette idée de placer quatre sacoches incommodes sur chacun d'entre nous! On a pris 10kg! Mais le pire de tout est de nous avoir fait pousser des cornes monstrueuses sur nos guidons respectifs! Il est bien loin le temps où nous étions de simples bicyclettes. Ne riez pas… nous avons l'apparence de vrais bœufs!

Mais dans quelle histoire sommes nous embarqués! L'Eurasie! Cela veut dire montées interminables au col du Simplon ou en Turquie Orientale, climats rigoureux, déserts Turkmène ou Ouzbèke et longues journées dans la Taïga russe sans apercevoir âme qui vive…Comment? Quoi? Nous des poules mouillées? Certainement pas! Nous allons leur montrer à ce Tom et à cette Flo de quelle roue on se chauffe et relever ce défi! Surtout que ces deux petits jeunes nous ont assuré que ce périple nous donnerait l'occasion de regarder, écouter et surtout apprendre des slovènes, arméniens, iraniens ou encore russes...Cela vaut tous les efforts du monde, non?


Quels paysages magnifiques nous allons découvrir! Quelles rencontres inoubliables nous allons faire!
Alors en avant toute! A nous les chemins, les plaines, les montagnes, les descentes! A nous cette année d'échanges et de surprises.

Dans un mois, nous serons nomades et nous roulerons le guidon dans le vent!



 




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Publié à 12:33, le 20/08/2008 dans Nos vélos racontent,
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Carte de voyage


France (septembre)

Strasbourg, Colmar, Mulhouse

Suisse  (septembre)

Bâle, Bienne, Lac de Neuchâtel, Vevey, Montreux

France (octobre)

Lugrin (Haute-Savoie)

Italie (octobre)

Stresa, (Lac Majeur) Bergame, Brescia, Vérone, Vicence, Padoue, Trévise, Udine.

Slovénie (octobre)

Ljubljana, Novo Mesto

Croatie (novembre)

Zagreb, Nova Gradiska, Slavonski Brod, Srermska Mitrovica

Serbie (novembre)

Belgrade, Grocka, Kovin

Roumanie (novembre)

Bazias, Orsova, Craiova

Bulgarie (décembre)

Lom, Sofia, Pazardzik, Dimitrovgrad, Edirne, Corlu

Turquie (décembre-janvier)

Istanbul, Sofular, Gokmasli, Kandira, Kefken, Deniskoy, Kocaali, Akcakoca, Konzuldak, Karabuk, Samsun, Trabzon, Batoumi

Géorgie (février)

Koutaisi, Tbilissi

Arménie (février)

Vanadzor, lac de Sevan, 

Iran (mars)

Tabriz, Bandar_Anzali, Recht, Téhéran, Chalandar, Babol, Komishan,

Turkménistan (avril)

Achgabat

Ouzbékistan (avril-mai)

Oughnantch, Noukous, Mer d’Aral

Kazakhstan (mai-juin)

Aktobe

Russie (juin-juillet-août)

Samara, Simbirsk, Kazan, Nijni Novgorod, Vladimir, Moscou, St Petersbourg

Finlande (août)

Helsinki, Turku

Suède (août-septembre)

Stockholm, Norrkoping, Gotteborg, Malmo

Allemagne (septembre)

Rügen, Hamburg, Brême

Pays-Bas (septembre)

Utrecht, Gorinchem, Breda

Belgique (septembre)

Anvers, Bruxelles, Namur, Neufchâteau

France (septembre)

Metz, Bar Le Duc, St Dizié, Bar sur Aube, Villars, Strasbourg.



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Publié à 12:00, le 20/08/2008 dans Notre parcours,
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Nous en images




















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Publié à 01:41, le 20/08/2008 dans Nous en images,
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FRANCE

Cette fois nous sommes partis!
Strasbourg, le 19 septembre: il fait grand beau! C'est une matinée émouvante sous le signe des Au revoir! On se revoit dans un an!
A bientôt!
Il est 8 heures moins dix et nous sommes au collège du Stockfeld avec qui nous avons monté un partenariat, plus précisément avec les élèves de 6ème. Ils correspondront avec nous durant toute cette année et nous partagerons avec eux les moments forts et plus difficiles du périple. L'ensemble des cours des 6èmes  seront articulés autour de notre projet que ce soit le français, les mathématiques, la géographie ou les arts plastiques! Des photos du départ du collège se trouvent sur http://www.col-stockfeld-strasbourg.ac-strasbourg.fr/. Un grand merci à ce collège, particulièrement à nos correspondants Claire, Sandrine et Julien. C'est la première fois que nous rencontrons un collège aussi dynamique. Une visite sur leur site web vaut le détour. Nous ne nous attendions pas à un tel accueil de la part des jeunes! On a même eu droit à des cadeaux: un drapeau du collège et des nems offerts par les élèves!

Les adieux se poursuivent: famille, amis, colocataires et nous voilà sur la canal du Rhône au Rhin en direction de Mulhouse. Quelques amis et nos deux papas nous accompagnent encore et c'est un vrai bonheur. La plaine d'Alsace sous le soleil, c'est paisible, sans grosses difficultés. Nous mangeons dans l'herbe, poursuivons notre route et arrivons après 115 kilomètres à Mulhouse. Cette nuit encore, nous profiterons de la douceur d'un lit dans l'appartement de notre ami JB, un féru du vélo couché.

Mulhouse, le 20 septembre: encore du soleil! Nous quittons JB.
C'est en direction de la Suisse que nous pédalons, il nous reste un papa qui a décidé de nous accompagner jusqu'en Haute-Savoie. Nous sommes partis pour une petite semaine de vélo plus qu'agréable. Nous traversons le vert Sundgau, dressons notre tente vers Ferrette près d'un petit étang. La nuit est froide, la température descend en dessous de 0 mais dans nos sacs de couchage, nous sommes bien au chaud. Seule déception: la condensation dans la tente est telle que l'intérieur de la tente est très humide et au réveil, s'étirer et étaler ses bras sur les sacs mouillés n'est pas très sympathique.

Nous enfourchons à nouveaux nos fidèles destriers en acier et en avant pour la Suisse!







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Publié à 01:00, le 20/08/2008 dans Carnet de voyage,
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SUISSE

Bienvenue en Suisse / Chapitre 1


Le périple suisse se traduit par notre évolution dans de vertes et larges vallées et par des heures passées à grimper des cols, nous voyons les petits villages défiler, nous empruntons des petites routes afin d'éviter les grands axes, nous découvrons des fermes immenses isolées, les habitations sont dotées généralement de panneaux photovoltaïques (les suisses ont un train d'avance) et bien sûr des éoliennes.

Puisque nous parlons d'énergie (c'est notre projet ne l'oublions pas!), orientons un peu le prochain paragraphe dans ce sens...


Nous rejoignons le lac de Neuchâtel et plus précisément la ville de Cudrefin afin d'observer les panneaux solaires et les douches mises en place à l'aide de capteurs solaires thermiques. Ces installations sont l'oeuvre de jeunes qui on participent chaque année à des chantiers Greeenpeace.

Après le lac de Neuchâtel, nous descendons (enfin, montons puis descendons et ainsi de suite) sur Payerne pour atteindre le mercredi 24 septembre aux abords du Lac Léman. Ici tout change, après avoir passé quelques jours dans la nature, la montagne, parmi les vaches étonnées de nous voir passer, nous pédalons dans Vevey et Montreux, le long du lac. C'est une vraie promenade, il fait très bon, des fleurs de toute sorte nous font penser à la Riviera. C'est un autre monde.

Un autre monde oui, les paysages peuvent changer si vite en si peu de temps. Nous restons une petite semaine au bord du Lac Léman afin de voir ce qui va ou ne va pas pour le grand départ le 1er octobre...réparation de sacoches, porte-bagages, derniers réglages...Nous aprenons aussi à jouer au Bésigue (jeu de cartes pour 2 personnes)...

Sommes-nous prêts?

 

Bienvenue en Suisse / Chapitre 2

Apres une semaine de "repos" en Haute-Savoie, nous sommes repartis pour la Suisse, deux petits jours de velo pour atteindre le Simplon, ce fameux col de 2008 metres...Nous pedalons dans la vallee de Sion, interminable, tres peuplee...des voies de transports partout et du bruit à n en plus finir! Comment l homme a t il pu s habituer a ces bruits agressifs?

 "Simplon? Immer gerade aus bis Brig am Simplon und dann hoch!" Une jeune suisse allemande nous montre du doigt la direction. Effectivement, le col se dresse bientot devant avec ses sommets enneiges. Apres la longueur de la plaine, voila le hauteur brute de cette montagne. Cessons de commenter, il va falloir grimper...Il fait chaud lors de l ascension mais des la tete tournee, quelle vue! des versants parsemes de petits chalets, plus haut les neiges eternelles...la Nature avec un grand n.

Il est vrai que c est long, ce  n est pas si dur mais long, notre vitesse est celle d un marcheur (mais nous avons la descente!) et nous pensons, pensons a tout, a rien...Puis le but s approche, nous le voyons la haut, la bas, tout pres, si loin!!!! Allez, on continue, allez, on y arrive...Une pancarte. Simplon Pass 2008 metres. On est en haut, c est fait.

Un bien etre...

Nous quittons la Suisse, les suisses, leurs vaches et moutons et entrons en Italie...sous le soleil...Un air d O Sole Mio trotte dans nos tetes...



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Publié à 02:18, le 19/08/2008 dans Carnet de voyage,
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ITALIE

Italie 1

Les lacs Italiens

Ils nous semblent etre une parenthèse dans ce début de périple, le soleil tape, il fait grand beau, nous nous baignons et nous nous lavons dans le lac Majeur au mois d' octobre...La dolce vita, la vraie...

Après le Lac Majeur, le Lac de Lugano puis le lac de Como. C' est là que nous vous quittons, nos vélos pleurnichent devant le cyber café comme des chiots abandonnés...nous partons pour Bergamo...Bon vent!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Italie 2

Bergame, l' entrée dans la ville est plus que longue avec des grandes routes, des camions...Enfin, nous y arrivons et malgre l'ascension un peu rude de la vielle ville, nous avons un vue extraordianaire sur la plaine de Lombardie. Nous nous perdons dans les ruelles de Bergame, magnifiques. Malheureusement, nous devons la quitter sans trop tarder dans la mesure où la sortie de la ville sera compliquée, la nuit tombe aussi de plus en plus tot.
Apres Bergame, nous passons par Brescia, autrement jolie. Dans cette ville, nous discutons avec un Sénégalais qui  connait bien la France. Quand on lui apprend que nous venons de Strasbourg, il s exclame "Ah, ce n' est pas loin"... C'est vrai...Nous avons fait un peu plus de 1000 kilometres depuis Strasbourg et il en reste 12 000 à parcourir!
Mais quel bonheur ce voyage! Quelle douceur l' Italie! Il fait 25 degres, nous sommes en short et chemisette, nous sommes insoucients et heureux, nous vivons au jour le jour. Notre question quotidienne est: où dormir ce soir? Nous dormons un peu importe où...Dans des champs, dans des parcs régionaux...Notre critère de couchage (oui il y en a un!) est: l'eau. Nous préférons monter la tente au bord de l'eau car pour se laver, pour la vaisselle et la lessive, c' est pratique! Et oui, meme sur les routes, nous ne dérogeons pas à certaines taches "domestiques".
 
Le temps passe, cela fait un mois que nous avons quitté Strasbourg. Demain, nous entrerons en Slovénie. Ces derniers jours en Italie furent fort agrèables, nous sommes emerveillés par l'architecture italienne qui nous fait voyager au temps des Medicis mais également surpris par les chantiers de construction qui sont plèthores autour des villes, entre les villes et qui dénaturent un peu les paysages de Lombardie ou Vénétie.
 
D'autre part, plus nous avançons vers l'est, plus les gens sont curieux. Nous avons droit aux "Forza Forza", ou aux klaxons des camions qui retentissent dans nos oreilles...Les rencontres sont plus nombreuses, entre les pèlerins et le personnel de stations essence où nous nous ravitaillons en eau tous les jours si ce n'est les cimetières ou les cafés (nous avons nos habitudes). Il y a aussi les simples passants qui en profitent pour nous conter leur vie mais détrompez vous, nous adorons les écouter!
Nous pensons aussi à la rencontre surprenante de Claudio dans le village de Beano, un retraité qui a passé deux ans à construire un mobile énergétique solaire visant à alimenter sa maison toute l'année en eau chaude et en électricité. Au plus grand bonheur de Tom!
 
Le temps passe et du haut de nos petits vélos, nous suivons doucement le changement de saison. Aujourd'hui, nous avons essuyé notre première averse. Il fait gris. Nous sommes impatients de connaitre la Slovénie.

 



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Publié à 02:13, le 19/08/2008 dans Carnet de voyage,
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SLOVENIE

La Slovenie est deja derriere nous. Nous nous sommes veritablement regales. Apres les dernieres infos que nous avions tranmises en Italie, nous avons ete attaques par la pluie pour quitter l Italie. Une bonne grosse pluie automnale qui nous a permis de tester pour de bon tout notre materiel. Tout a reisiste, et nos affaires et nous memes sommes restes bien au sec.
Les nuages se sont bien vites eloignes et la Slovenie c est offerte a nous. Apres la bien morne plaine du Po, bruyante, souvent mal odorante (elevage porcin et avicole), peu agreable la vue (une urbanisation incontrole et veritablement deguelante), bref, la Slovenie c est offerte couverte de son plus beau manteau automnal. Une rupture totale. Nous avons franchi des postes de douanes abandonnes, deserts, sans une voiture. Alors que 10km auparavant  nous etions dans la plaine, nous avons ete projete en pleine montagne. La premiere indication routiere nous a conduit sur un large chemin tres carossable. Un vrai bonheur de cyclotouriste!!
Les voitures s etaient evaporees et nous ont laisse profiter pleinement de ce nouveau pays.

L apres midi, nous nous sommes poses et reposes, dans un petit havre de paix au bord d un torrent, dans une clairiere ou nous avons fait fuir deux chevreuils en arrivant. Lecture, petite visite des environs, bricolage d un moulin a eau, on profite, c est si bon. La nature, pas trop maltraite par l homme...
Les jours suivants furent similaires. Le pays est faiblement peuple et la population est concentree dans les grandes villes telle que la capital Ljubjana.
Ce fut egalement une surprise d atteindre le centre ville d une capitale si rapidement. Ville tres charmante, le centre historique n est pas enorme, mais il reignait lors de notre passage une animation fort sympathique.
Nous avons ensuite reussi a quitter quelques jours la plaine pour y retourner avant d atteindre Zagreb, capitale de la Croatie.
Une peripherie pauvre, plus marque qu en slovenie, un centre des affaires tres distincts du centre historique tres charmant.
Nous allons maintenant partir decouvrir un peu mieux ce pays...avec notre petit guide de conversation en poche.

Et n hesitez avec les questions ou les requetes...Sur ce, Bog (salut rn croate)!

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Publié à 01:15, le 19/08/2008 dans Carnet de voyage,
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CROATIE

A notre dernier passage nous etions deja en Croatie, mais notre arrivee nous semblait un peu recente pour en parler.

Cette fois c est fait. Voici maintenant plus d une semaine que nous en profitons et les bons moments se poursuivent.

Ayant pris la plume (Tom), le nombre de fautes d orthographes a apparemment explose. Je vais tenter de faire quelques efforts. Mais le compteur defile devant nos yeux, et nos passages sur internet correspondent a une bonne nuit de confort dans une auberge de jeunesse alors j avoue qu il nous arrive de nous presser un peu...

En tout cas merci a tous pour vos petits mots sympathiques qui nous touchent profondement.

Venons en au pays:

Les paysages? vous verrez les photos, finalement nous regardons tout d un oeil emerveille, mais les differences avec la France sont petites, la vegetation est tres semblable, les collines et plaines se succedent, les chevreuils nous attendent pour nous indiquer les endroits calmes. Nous, on adore, mais certains diront qu on trouve la meme chose en France...

Par contre, apres l Italie et la Slovenie, tous 2 pays ayant un niveau de vie tres proche ( en tout cas en apparence) de la France, la rupture est nettement plus forte. Nous avons l impression de vraiment commencer le voyage. Le changement est net. Des l entree en Croatie puis tout au long de sa traversee les villas alternent avec des maisons non achevees ou en ruine. La vie semble encore tres rurale. Dans les villages, la plupart des maisons possedent leurs basse-cours et potagers. Et puis est-ce le niveau de vie plus bas qui veut cela? Ou bien l entree dans des zones qui ne sont pas touristiques? Surement les 2, en tout cas la population est nettement plus chaleureuse. Les "Sretan put" (bon voyage) se succedent et depuis maintenant quelques jours nos pauses sont souvent ponctuees de discussions et rencontres plus ou moins breves.

Certains nous demandaient si nous avions ete invites, eh bien oui, c est chose faite et ce fut royal!!!

La premiere inviation fut incroyable et tellement inconcevable en France: Dado un livreur, nous fait signe de sa camionette. Il ne parle pas anglais, notre croate est encore plus que limite, apres de nombreuses gesticulations nous finissons par comprendre qu il nous donne rendez-vous dans la prochaine ville et nous invite a dejeuner. Avant de repartir, il nous achete une boisson pour nous donner des forces et repart. Finalement au dit village, il nous attend. Nous nous retrouvons finalement dans la cantine de son entreprise ou il nous invite.

C est la premiere fois et c est genial. Tout se fait avec tant de simplicite. Nous mangeons en tentant de partager un peu nos vies, pas simple, mais ca marche. Il repart apres un au revoir tout aussi simple. Nous restons quelques instants sur le parking etonne mais heureux, cette fois c est parti!!!

Quelques kilometres plus loin, une camionette avec une plaque francaise est arretee, on s arrete, ils nous invitent a prendre le cafe. Ca fait du bien de partager dans notre langue.

Nous passons ensuite 2 jours dans des vallons perdus avant de retrouver la plaine, son bruit, ses odeurs, son animation, les voitures toujours trop nombreuses.

Nous sommes pour une fois un peu presses par le temps: nous devons recevoir un colis contenant nos passeports dans la petite ville de Vukovar pour pouvoir passer la frontiere Serbo Croate. Nous avions en effet laisse nos passeports en France dans l espoir que les demarches commencees pour obtenir le visa russe puissent s achever. Mais, mais....

Samedi, alors que nous traversons la petite ville voisine de Vukovar (VinKovci), nous sommes abordes par un cycliste qui nous demandent d accepter d etre son invite et de bien vouloir le suivre. Candides, nous l ecoutons...

Nous arrivons chez lui, pensant simplement prendre un cafe. Sa femme nous prepare du choux fleur frit, un vrai delice...Ils veulent nous retenir pour la journee, un peu genes, on leur explique qu on doit aller chercher nos passeports. Deboussoles, nous avons oublie que c est la toussaint et que tout est ferme.

Ils sont ravis. Nous passons finalement  le we avec eux. GENIAL!!

Le pere et le fils unique adorent la France et parlent anglais, la mere ne parle que croate mais est extrement habile et nous nous comprenons tres bien. Ils nous emmenent dans ce qu ils appellent leur ranch, une petite maison a 15 km de la ville ou ils possedent un potager et quelques poules. Nous discutons autour de la table garnie en permanence de nourriture tout le we. Les amis, les voisins passent et a chaque fois des discussions endiablees, mi croates, mi anglaises. Le pere s exclaffe regulierement en prononcant quelques mots en francais. Que de rires!

Le dimanche soir, le fils nous invite a une partie de tennis.

La soiree se deroule dans leur maison en ville avec d autres jeunes amis: la femme est americaine, le mari croate. Ils se connaissent depuis quelques mois, un choc culturel impressionnant que notre presence ne semble point perturber, a notre plus grand amusement. Le lundi, nous repartons vers Vukovar escortes a velo du pere et du fils.

Enfin pour terminer sur la Croatie. Vous vous demandez peut etre ce qu il en est de la guerre.

En fait, nous sommes tombes dedans assez soudainement. Les villages et villes se succedaient sans traces particulieres, et un matin en entrant dans une ville, "Lipik", nous nous sommes trouves plonges dedans. Les immeubles et maisons encore debout etaient cribles de balles, de large traces laissaient encore apparaitre les tirs d obus. Extrement impressionnant.

Un croate parlant allemand nous expliquera plus loin que la plupart des maisons ont ete rasees pendant la guerre. Nous sommes proches de la frontiere avec la Bosnie et ici en 91 les combats avec les serbes ont ete rudes. Nous qui avons la chance de ne pas avoir connu la guerre et qui connaissons le conflit uniquement a travers les informations, c est une etrange impression de decouvrir tout cela. Plus loin, alors que nous nous arretons pour aller pic niquer pres d une charmante riviere nous nous retrouvons nez a nez avec un panneau flanque de tete de mort et indiquant la presence de mines. Sympa... Depuis, nous n avons cesse de croiser des champs de mines et des maisons cribles de balles. Enfin, Vukovar fut assiege et ou se deroulerent de tres durs combats. 5000 croates furent deportes dans des camps de concentration...Nous sommes si proches de la France et pourtant les journaux et la television nous en eloignent tellement....

La semaine prochaine, beaucoup de photos au programme...

 



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Publié à 12:16, le 18/08/2008 dans Carnet de voyage,
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SERBIE

Parce que les images parlent plus que les mots, les textes seront plus brefs et nous consacrerons plus de temps a telecharger des photos dans l album (et cela prend du temps oh ben dis donc!)

La Serbie commence par un vent de folie! nous pedalons, forcons mais rien n y fait les kilometres ne defilent pas! Puis c est au tour de Belgrade, capitale impressionnante de par ses momuments historiques et par son histoire et ses quelques batiments temoins de la guerre de 1991. C est une ville de contradiction ou se melent modernite et traces de chaos...Nous adorons faire le marche ou nous trouvons des produits locaux. Nous avons la chance de dormir dans une auberge de jeunesse a Belgrade et retrouvons avec plaisir la cuisine. Comme tout est a disposition, nous nous preparons des petits plats plus sophistiques que les pates habituelles.

Apres la capitale, le Danube, celui ci traverse Belgrade, nous le longerons pendant pres d une semaine et avec lui nous verrons des paysages surprenants et differents les uns des autres. Les oiseaux s y plaisent fortement et feraient le bonheur des ornitologues dont notre cher Antoine. De temps a autre, un autre spectacle, desolant celui ci, s offre a nous: des bouteilles plastiques partout, rejetees par le fleuve, une decharge plastique en pleine nature...Pas tres fantastique.

Nous continuons le periple le long du Danube et prenons le bac pour passer de l autre cote afin de rejoindre les gorges abruptes. Vous le voyez sur la photo, la dame que vous y apercevez etait morte de trouille et partait dans un air nerveux puis nous a dit a l arrivee `Thanks God we arrived here safe and alive`...

Les gorges nous ravissent, elles sont grandes et nous semblons si petits! L eau du Danube est plus belle ici. Il est deja jeudi quand nous traversons la pont qui nous amene en Roumanie ou nous resterons que deux jours. C est court pour decouvrir ce pays et se faire une idee.



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Publié à 10:16, le 18/08/2008 dans Carnet de voyage,
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ROUMANIE

La Roumanie nous offre des images de villages tres animees, de carrioles tirees par des chevaux, celles ci doublees par des voitures. Encore une contradiction. Nous passons la Frontiere en bac encore a Calafat, au milieu des camions de marchandises. Nous sommes deja en Bulgarie.

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Publié à 09:18, le 18/08/2008 dans Carnet de voyage,
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BULGARIE

Nous somme invites le premier soir en Bulgarie pres de Vidin par Boris et sa famille. C est un instant tres chaleureux et convivial. Nous aurons la grande chance de dornir dans un lit, boirons de l eau de vie et degusterons des petits plats entierement confines (legumes du jardin oblige) par Natasha, l epouse de Boris.

Le lendemain, nous partons en direction de Sofia et les cotes se font de plus en plus nombreuses mais c est trop beau: de grandes prairies, des roches de gres rose aux formes plus qu etonnantes, des vallons puis c est parti pour la montagne ou nous allons galerer. La neige est tombee. Il faisait 14C la veille quand dans la nuit, le thermometre affiche 0C. Le col a franchir obligatoirement pour se rendre a Sofia est a 1430 metres ( bien moins haut que le Simplon donc cense etre moin dur) mais tres vite, nous glissons sur la neige et la glace, nos freins bloquent dans la descente, inutilisables. Et nous sommes geles. Nous montons la tente en hate et passons une nuit bien fraiche a -9C dans l habitacle. Le jour d apres, Tom remplace les freins et c est a ce moment qu une dame arrive pour nous proposer de nous rechauffer dans sa maisonnette au coin du feu et autour d un the brulant. Nous nous souviendrons longtemps de Lina et de son hosptalite.

Apres de longs kilometres, nous arrivons a Sofia...Enfin! et ici, nous cherchons du materiel velo pour preparer la suite du periple. Nous sommes sur le point de repartir vers Plovdiv puis nous serons en Turquie, aux portes de l Orient. Nous avons fait 3000 kilometres depuis Strasbourg.



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Publié à 08:18, le 18/08/2008 dans Carnet de voyage,
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TURQUIE

Turquie 1

3500 kilomètres! ça y est enfin! Nous traversons la plaine de Thrace...
Nous sommes à Istanbul depuis près d'une semaine chez un ami et la ville nous fait tourner la tête. Les premiers mots qui nous viennent à l'esprit sont mosquées somptueuses, histoire passionnante de ce pays: vous avez entendu parler de Byzance, Istanbul en passant par Constantinople, l'empire Ottoman qui s'étendait jusqu' aux côtes algériennes!

Et bien nous sommes ici et l'histoire nous parle encore. Istanbul en est chargée! Nous sommes en Europe, en Asie, la porte de l'Orient se trouve à cheval sur les deux continents, le fameux Bosphore et Atatürk dont le nom résonnait dans nos oreilles dans les cours d'histoire. Cela donne des frissons, si un jour vous venez ici, vous comprendrez notre enthousiasme!
A côté de cela se mêlent l'ambiance animée de la ville, les bazars, la cuisine (petit faible pour les baklavas) mais où nous paraissons si petits: 14 millions d'habitants!

Istanbul, c 'est aussi l'occasion de faire nos visas pour les prochains pays et cela n est pas une partie de plaisir, les russes nous ont mis à la porte...nous verrons si nous avons plus de chance pour le visa iranien...

Mais assez parlé maintenant, regardez donc les photos...

Turquie 2

Nous avons quıtte Istanbul ıl y a bıentot deux semaines pour se retrouver 400 km plus loin. Sous la neige et la pluie - des cols epuısants et le froıd qui de nous lachent pas. Le clımat est assez rude le long de la Mer Noire. Maıs l  aventure continue. Je prends la plume brievement pendant que mademoıselle termine de se preparer. Y a deux petites choses quı n ont pas ete mentionnees.

Tout d abord ces dernıers temps on s est autorise des hotels un peu plus souvent. On se pele deja toutes la journee, alors le soir se glisser dans la tente puis dans les sacs humides c est pas toujours evident. Donc en gros on alterne un jour hotel un jour tente. D ou les belles photos sous la neige.

Bon et puis la deuxieme chose. Eh ben je ne sais pas si je peux vraiment en parler, je crains que ma famille me renie, que nos amis soient profondement decus, que vous soyez outres. On ne savait pas trop comment vous l annoncer. L autre jour alors que nous avions deja parcouru quelques 20 aines de kilometres dans le froid et toujours la neige (ca je crois qu on l a deja dit), dans un petıt vıllage des hommes nous ont invite au the, et puis en comprenant ou on allait, ıls nous ont explique que c etait impossible a cause de la neige.

Alors eh ben.....euh..... ils nous ont dıt qu il fallaıt qu une voiture nous monte en haut. 5km de montee...Alors eh ben ils ont arrete.....un pickup. Bon voila c est dit: on est monte dans un 4*4 pour franchir un col. Nan maıs bın celuı la c etait pas un gros 4*4 de merde de ville quı sert juste a frimer et polluer un peu plus, celui la c etait un vrai qui monte des bonnes grosses cotes pleines de neige.

A la prochaıne, on file, la route nous attend.Grosses bıses a tous et puisqu il parait que c est la nouvelle annee, bonne annee a tous, et pas trop d exces

 

Turquie 3


Nous somme toujours en Turquie apres plus d un mois et nous adorons. Nous nous y sentons tout simplement tres bien et les gens sont fabuleux.
Les dernieres semaines ont ete assez eprouvantes en raison d un climat rude avec de la neige au bord de la mer! de la pluie et du froid. Notre tente fait des caprices et nous nous sommes retrouves des matins avec des flaques d eau dans l habitacle ou bien sous 10 cm de neige...


Si les premiers mois ont ete doux et faciles, nous avons enfın eu des conditions plus diffıciles. Cela n enleve rien a la beaute de la region de la mer Noire, sauvage et magnifıque avec ses montagnes, forets de sapins, sources et noisetiers. C est peut etre la partie du periple la plus dure en raison des montees tout au long de la cote. On monte puis on redescend pour tout remonter et cela pres de 10 fois par jours...Le moral en prend un coup mais nous avons eu la chance d etre accueillis plusieurs fois par des familles et ces moments ont ete geniaux. De plus nous avons recu la visite des parents de Tom et ensemble nous sommes partis en Cappadoce pour une petite semain d histoire et de randonnees. Que du bonheur! Puis Tom est moi meme sommes remontes a Inebolu reprendre nos velos, la pluie et les cotes...
Heureusement, le printemps nous fait un clin d oeil depuis trois jours et il fait tres bon! Nous sommes a Samsun et avons recu la tente de rechange de France. Nous avons hate de la tester.


Nous devons nous rendre a Tirebolu a 300 km pour prendre le bus qui nous amenera a Erzurum (plus de 3000 metres) dans les hautes montagnes puis a Dogubayazıt pres du mont Ararat (5000 metres). Puis nous entrerons en Iran! Nous ne pouvons pas trop trainer dans la mesure ou le visa iranien est valide des maintenant et les dates sont strictes. C est pour cette raison que nous avons decıde de prendre le bus pour la derniere partie mais surtout parce que les temperatures dans les montagnes oscillent entre -10C et moins -30C. Nous ne sommes pas assez equipes. La Georgie et l Armenie ne sont plus a l ordre du jour. 
 

 

 



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Publié à 07:13, le 18/08/2008 dans Carnet de voyage,
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IRAN

IRAN

Nous sommes dans un pays depuis plus d une semaine. Ce pays c est l Iran, et oui nous sommes en Iran!
Mais remontons au 3 fevrier dernier ou nous passons le poste de frontiere. Apres avoir ete epargnes de la fouille de nos velos, nous sommes assis sagement dans un bureau ou un douanier controle avec minutie nos visas. Le temps passe. Tout se passe bien mais quand meme on angoisse. Ca fait toujours cet effet la quand on passe une frontiere, on est impatient, heureux et curieux. On ne sait pas. On ne connait pas. Et ce mardi 3 fevrier on attend et arrive enfin le  `Welcome to Iran` et les tampons sur nos visas. C est bon c est fait, c est simple, on pedale en Iran!
Nous sommes le 14 fevrier, avons fait pres de 500km pour rejoindre la mer Caspienne par Maku, Tabriz, Ardabil et Astara. Les paysages ont ete jusqu a present tres varies, plaines arides a l ouest contre verdure et foret au nord. Magnifiques meme si les voitures sont trop nombreuses, trop de bruit...et trop de klaxons! Pour nous saluer, c est `bip bip biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip` avec 6 tetes qui se retournent. D autres fois les gens s arretent devant nous pour nous regarder. Ou bien roulent a notre allure. Hier d ailleurs, nous avons ete escortes par un 4*4 (en warning) du Croissant Rouge pour la traversee d un tunnel. Cela a provoque un gros bouchon mais nous sommes passes tranquillement (en bloquant tout le monde).
En Iran, nous sommes si bien accueillis par les familles qui nous offrent a partager leur repas et a dormir chez eux. Nous sommes tres gates et jusqu a maintenant, nous avons rencontre des hommes et des femmes parlant anglais ce qui nous permet de discuter. Nous repartons souvent avec de delicieuses confitures faites maison. Les iraniens sont tres hospitaliers et dotes d une grande bonte.
 
Nous allons a present longer la Mer Caspienne pour rejoindre Teheran pour commencer nos prochains visas. Les photos vont bientot arriver...

 

Voici un bon bout de temps que nous n avons pas ecrit. Mais nous avons passe un gros mois a Teheran afin de realiser les demarches d obtention des visas. Comme nous avons deja pu le raconter a certain, c est terrible. En comparaison., l hiver turc fut une partie de plaisir . Il nous fallait obtenir le visa turkmen, mais ce pays ne delivre que des visas de transit pour les voyageurs ne passant pas par une agence. Le turkmenistan demandait donc le visa Ouzbek afin de justifier notre passage. Et ce dernier pays a besoin d une lettre de recommandation de notre ambassade. Tout ce petit monde n est ouvert que le matin, et les jours de week end varient puisque le WE iranien est le jeudi et vendredi...

Bref, ce fut complique, mais les ambassades etant situees en des lieux tres divers on a pu decouvrir la ville et apprendre a se servir des moyens de transports locaux. A Teheran, ville de 14 millions d habitants, il n y a que 2 lignes de metros. En dehors de la voiture individuelle, il est possible d utiliser le bus ou un systeme de taxi partage qui effectue des trajets fixes. Une fois qu on a reussi a comprendre le fonctionnement de ces derniers, les deplacements ont ete simplifies.

Nous avons desormais en poche les visas turkmen, ouzbek et meme russe. Ce dernier est une belle victoire apres les deboirs d Istanboul

Bon a part ca, on a fait la rencontre d un groupe d iraniens de nos ages,  francophones pour beaucoup. L un d entre eux nous a heberge pendant la plus grande partie de notre sejour a Teheran. Il et ils ont ete d une generosite incroyable qui a la fin finissait par etre genante. En tant qu invite ils nous etaient impossible de sortir le moindre argent. Ils nous ont permis de mieux connaitre la culture iranienne, de cerner un peu mieux la complexite du systeme actuel...

L attente des visas a egalement ete l occasion de decouvrir un peu mieux l Iran, dont Ispahan et sa superbe place de l Imam, Shiraz et a cote Persepolis l ancienne capitale de la Perse, et Yasd dont les constructions traditionnelles nous ont ravis. 

 

Et pour ceux qui se demandent encore si l Iran est dangereux. Normalement on sort du pays demain et vraiment il ne nous ait absolument rien arrive. La population est d une tres tres grande curiosite, et nous ne passons pas une journee sans repondre une bonne 20 aine de fois que nous venons de France, a velo et que nous sommes partis depuis 6 mois...Tres souvent certains nous offrents un fruit, une bouteille d eau, ou un petit quelque chose pour nous souhaiter la bienvenue. Tres honnetement, c est l un des pays ou on se sent le plus en securite depuis le depart. Pas la moindre animosite, ou meme desir de la part de la population

Quant a la police, nous avons ete controle plusieurs fois, mais en general, ce qui semble le plus interesser les policiers est de voir la tete de Flo sans voile. ILs sont toujours tres sympathiques et prevenant, nous conseillant de ne pas dormir ici ou la, ou de faire attention a la pluie, nous souhaitant la bienvenue et bon voyage.

Nous avons aussi appris, qu ici tout est interdit, mais que desormais on peut presque tout faire. Par exemple, les chiens et les jeux de cartes sont interdits. Pourtant on voit les premiers se promener en laisse a Teheran, et on trouve des vendeurs des seconds dans la rue. C est ainsi. Si le gouvernement veut garder sa place il doit lacher un peu de mou...

Sinon de notre cote nous sommes en grande forme. Le printemps semble s etre bien installe, et malgre des matinees parfois un peu fraiches, nous roulons les bras a l air (enfin pour Tom, Flo pas encore, c est interdit). Quel plaisir de pouvoir lire le soir sans gants, de pouvoir a nouveau faire de petites toilettes le soir.

Demain nous entrons au Turkmenistan. Nous avons 5 jours pour le traverser, puis 1 mois en Ouzbekistan.

Apparemment tres tres peu de cafe internet, alors les prochaines nouvelles ne sont pas pour tout de suite.

La France et vous tous nous manquez ces derniers temps

A bientot.

 

 

 



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Publié à 03:20, le 18/08/2008 dans Carnet de voyage,
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TURKMENISTAN

A la frontiere Irano Turkmene, nous avons retrouve Max, un autrichien rencontre a Teheran. Nous avions tous les 3, uniquement 5 jours pour parcourir les quelques 450km qui nous separaient de la frontiere Ouzbeque. Le Turkmenistan, n apprecie guere les voyageurs trop independants et ne delivre que des visas de transit de 5 jours. Nous n avons donc pas pu nous attarder en route et prendre le the de nombreuses fois offert. La population nous a neanmoins paru extrement accueillante et souriante. Et puis pour Flo quel plaisir de rouler a nouveau les cheveux libres et les bras a l air. Nous avons roule sur une route a peu prêt plate, toute droite, au beau milieu de la steppe. Le sol sableux est parseme de petits arbustres piquant et de tamaris egayant le paysage de leur fleurs rosees. 5 jours absolument fabuleux. La route etait deserte, on pouvait rouler generalement a 2 voir 3 de front, le soir, quand on voulait s arreter il nous suffisait de faire quelques metres dans la steppe et de se cacher derriere une dune pour poser la tente. Les nuits, le ciel etait illumine d etoiles.

Un vent de face nous ayant bloque nous avons finalement arrête un camion pour qu il nous rapproche de la frontiere.



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Publié à 03:17, le 5/04/2008,
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OUZBEKISTAN

Chapitre 1. Nous voici desormais a Samarcande en plein coeur de l Ouzbekistan.

A chaque coin de rue on trouve ici des mosquees, des mausolees ou encore des madrasas tous somptueux construits par Tamerlan ou ses successeurs. Les batiments datant de periodes anterieures sont rares, le célèbre mongol Genghis Khan ayant ravage la ville lors de son passage. En ce debut de mois d avril la ville reverdie et se pare de ses plus belles couleurs.

Apres un hiver un peu rigoureux, ces premieres semaines de printemps sont vraiment tres agreables. Au milieu de l immensite des paysages et en l absence de voitures, pedaler n est plus que plaisir.

L Ouzbekistan est incroyable. La population nous reserve un accueil chaleureux, et nous ne ressentons pas cette curiosite parfois pesante que nous avons ressentie en Iran. Les gens sont discrets et generalement respectent notre intimite. Pour atteindre Boukhara nous sommes restes sur la route principale. C est une succession de villages assez verts en ce mois d avril, hommes, femmes et enfants sont dans les jardins et nous accueillent de saluts sympathiques. Puis après Boukhara nous avons tente d eviter la route principale qui est extremement frequentee: et nous voila partis avec notre carte ou chaque centimetre represente 16 km. Pas facile. Des qu on croise des gens (pas tres nombreux) on demande si on est toujours sur la bonne route. Evidemment on se perd, on redemande encore, un petit dessin sur le sol et c est reparti au milieu de la steppe puis sur un chemin chaotique. Mais evidemment ces detours sont l occasion de rencontres incroyables, dans des endroits ou evidemment les europeens ne passent pas tous les jours. Lorsque nous entrons dans les villages c est donc la joie, les enfants courent après les velos. On prend quelques photos, eux memes sortent des appareils numeriques et d autres essayent les velos tandis que nous visitons le four a pain.

Chapitre 2: Taskhent

C est sous la pluie que nous poursuivons notre route vers la capitale, Tashkent. A 300 KM de Samarcande.  Nous pedalons non pas a 2 mais a 4. En effet, nous avons rencontre un couple de suisses partis de Bern. Ils se rendent en Chine mais font un escale a Tashkent. Pedaler avec eux sera un vrai plaisir. La route est plus peuplee, le temps maussade (c est la saison des pluies ici) mais tout se passe bien.

Dans la capitale, petites courses et controle des velos pour la suite du voyage. Nos velos se fatiguent un peu...Nous devons en prendre grand soin. Dans quelques jours, nous devrions entrer au Kazachstan et pedaler jusqu a la Mer d Aral. Nous pourrons y observer le destastre ecologique du a l impressionnante irrigation des terres d Asie Centrale. Ensuite, direction la Russie (le bassin de la Volga) pour rejoindre l Ukraine. Notre visa russe obtenu apres bien des difficultes n est valide qu un petit mois. Juste le temps de nous rendre en Ukraine.

Nous sommes assez emus car Tashkent est le point le plus a l est de notre periple. Ce dernier continue bien sur...Mais desormais, c est vers l ouest que nous pousserons nos montures...



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Publié à 02:51, le 5/04/2008 dans Carnet de voyage,
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KAZAKHSTAN

Bon je vais commencer par raler un peu comme a mon habitude.

Ces tres cheres mahines qui nous permettent de rester en contact avec vous sont tres agacantes et ne daignent pas satisfaire a toutes nos demandes. On esperait profiter de cette petite pause, dans cette premiere reelle ville kazakh, pour deposer quelques images des lieux, mais ca n est pas chose evidente. La plupart des ordinateurs sont bloques et apres avoir tente 3 cafes internet nous perdons courage et patience.

A part ca tout va toujours tres bien. Toujours pas de gros problemes, ni de sante ni mecanique. Ca n est pas faute de soliciter corps et machines, mais a notre plus grand plaisir "ca passe". Nous avons donc quitte Tachkent il y a deja une dizaine de jours. On a repris bien sagement la route en sens inverse comme nous l imposait les autorites kazakhs et profiter de notre lancee pour franchir la frontiere le meme jour. Bon une fois n est pas coutume, 1km avant la frontiere, un drole de bruit emanait du velo, eh oui une petite crevaison. Nos pneus deviendraient ils sensibles. La reparation revelera un bout de verre d un bon 2cm enfonce dans le caoutchouc. Dans ces conditions c est sur, ca fini par traverser.

A la frontiere, toujours un peu inquiet des traditions locales concernant leur gout prononce pour les dollards ou la vodka, nous restons vigilents. Nous franchissons la premiere barriere, on montre les passeports a l un, le second nous demande des dollards, sans grande conviction, on l ignore magistralement, et nous esquivons prestement des que l autre nous rend nos precieux documents.

Et puis ensuite rien d exceptionnel, de la grande curiosite, plein de questions. On fini par sortir et apres quelques centaines de metres accompagne d un jeune kazakh a velo, nous nous retrouvons au milieu de la steppe, vallonee, couverte de fleurs, principalement des coquelicots. Le tapis rouge a ete deroule,quelque plaisir avec cette lumiere du soir. Les premiers troupeaux de chevaux semi sauvage nous observent un peu apeures. On pause la tente au milieu d une herbe riche et grasse.

Les 2 jours suivants nous pedalons au beau milieu de paysages semblables, incroyablement colores. La douane ne suffisant pas, nous avons 5 jours pour nous enregistrer dans le pays. Dans le premier grand village, nous allons a l office d enregistrement. Et c est reparti, a moitie en russo-anglo-turc on tente de communiquer. Ils pretrendent ne pas pouvoir le faire et nous dise qu on doit se rendre dans la ville la plus proche a... 600 km de la, et derriere nous. On n est pas particulierement enthousiaste. On attend, ils appellent, ou font semblant d appeler, nous repete que ca n est pas possible. Ils nous posent des questions sur nos salaires, sur notre nourriture, nos lieux de couchage. Evidemment nous sommes de bien pauvres bougres sans le sou qui dormons dehors e ne mangeons des pates et du riz.

Et soudain la solution se debloque, sans raison particuliere. On va faire des photocopies des passeports avec un des flics qui nous offre meme les copies, il remplisse des feuilles qu evidemment ils possedent, preuve qu ils jouaient probablement la comedie. Ils attendaient tres surement un petit quelquechose, d ailleurs ils nous demandent un cadeau de France: les stylos que nous destinions aux enfants les ravissent, nous partons muni de notre foutu tampon, heureux de pouvoir desormais circuler ou bon nous semble.

Les jours qui suivent nous longeons le Syr Darya, l un des 2 fleuves qui alimente (-ait) la mer d Aral. Il st encore beau et vigoureux, mais au cours de ces 600km nous croisons ou longeons en permanence les nombreux canaux d irrigations qui le vide de son precieux liquide. La route est une succession de trous. Les cartes de la zone, que nous avons degottees donnents des indications contrdictoires, et la population nous indique des routes encore differentes. On ne s en sort pas trop mal, la route est pourrie, mais ca c est ce qu on voulait (du moins la consequence: pas de voiture) et surtout on n a pas a faire demi tour.

Le paysage est plus plat, humanise, et de nombreux champs semblent abandonnes. Le sel recouvre de nombreux endroits justifiant probablement cet abandon. Quelques villages ponctuent la route, le vent omnipresent nous soutient une matinee avant de s installer face a nous. Nous retournons a l Ouest, desormais ce cher compagon de voyage s opposera a notre retour.

La population plus reservee que dans les pays precedents n en demeure pas moins sympathique. Un jour, cherchant dans un petit village un Kafe (restaurant) nous nous retrouvons dans une cuisine qui semble privee, pourtant la vaisselle en quantite justifie le restaurant, une femme nous prepare une omelette, un the, un peu de saucisse grillee. Lorsqu on se prepare a partir, elle nous depose un sac de victuailles et malgre notre insitance refuse d etre payee. Incroyable. Nous reprenons la route encore emu de ce geste.

Nous reprenons demain la route vers Aralsk, cette ville qui jadis bordait la mer d Aral et qui pourrait d ici quelques annees etre a nouveau au bord de la petite mer d Aral, grace a la digue qui desormais separe la petite de sa grande soeur a bout de force.

 

Toujours de grands mercis a ceux qui prennent le temps de mettre de petits commentaires et a vous tous qui nous soutenez, ca nous fait chaud au coeur.



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Publié à 12:54, le 4/04/2008, Kazakhstan
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RUSSIE

RUSSIE 1

Nous sommes entres en Russie le 16 mai. Le vent nous a ralenti
fortement ces derniers jours tant il etait fort et de face! 10 km par
heure de moyenne...dur dur!
A la frontiere atteinte peniblement, en 10 mn, nous etions sur le
territoire russe (apres avoir lutte pour obtenir nos visas)! Pas de
questions, pas de fouille, juste un grand sourire!

Ca y est, nous sommes en Russie. Il fait bon, c est beau et nous
retrouvons une nature verte et de l eau! Cela change du desert...
Nous sommes dans la ville d Astrakhan dans le delta de la Volga (qui
se jette dans la Mer Caspienne). Cela change beaucoup de l Asie
Centrale. Nous nous sentons deja en Europe. Nous passons a nouveau
inapercus. Les rues ont un air de chez nous mais un brin sovietique
quand meme...C est absolument charmant. Les grands batiments delabres
deviennennt presque jolis grace a la verdure, aux arbres et a la
glycine qui ornent les facades. En tout cas, nous on aime. A cote des
ces immeubles tres russes se faufilent des maisons en bois, d une
autre epoque, les fenetres et les portes sont sculptees. C est
rustique, nous adorons les deux images que nous offre Astrakhan, ville
de 500 000 habitants. Les mosquees qui peu a peu ont deserte le
paysage d Asie Centrale ont maintenant cede la place en Russie a des
eglises orthodoxes dorees et ce matin, on a pu entendre les
cloches...Ca fait tout drole, ce sont des choses qui ne sont rien
quand on en a l habitude mais qui sont tout quand on est loin.

Par contre, nous attendons des cartes du pays et des pays suivants que
nous ne recevons pas en poste restante et sommes assez decus que cela
ne fonctionne pas. Ici et dans les pays precedents, impossible de
trouver des cartes. On aurait du tout acheter en France avant de
partir.

Internet est rare ici, nous avons pu trouver deux ordinateurs a la
poste. Donc il est possible que les nouvelles se fassent plus rares en
Russie. Nous allons aussi commencer a eviter de rester deux jours dans
les grandes villes car les prix augmentent serieusement a nouveau et
nous devons tenir notre budget. Nous ferons comme en Italie, nous
arriverons le matin pour visiter et repartirons le soir. La prochaine
pause se fera sans doute a Kiev en Ukraine vers fin juin...avant, nous
esperons faire un tour en Crimee...
A bientot!


 

Russie2

Tout d abord nous tenons a apporter une correction d ordre zologique: ce que nous avons appele serpent en Ouzbekistan est en realite un lezard depourvu de pates, appele ophisaure comme l orvet. Merci a JB de nous l apprendre. On voit pas mal d animaux un peu originaux pour nous mais la plupart du temps nous sommes bien incapable de leur donner un nom.

A part ca nous realisons une nouvelle halte dans une ville: Elista, capitale de la republique de Kalmoukie. C est un petit etat sujet de la Russie qui a l originalite d etre boudhiste.

Un peu d histoire en provenance de wikipedia:

 

Elista marqua le point extrême de l'avance allemande, pendant la Seconde guerre mondiale.

 

Les allemands entrèrent dans la ville au mois d' août 1942 et l'armée soviétique libéra la ville le 31 décembre 1942. Le 28 décembre 1943 la population kalmouk de la ville fut déportée en Siberie, au Kazkhstan et en Asie centrale sur ordre de Staline qui les accusait de collaboration avec l'occupant. Des Russes furent amenés pour repeupler la ville, dont le nom fut changé en Stepnoï (????????) jusqu'en 1957 lorsque les survivants de la déportation furent autorisés à revenir.

Actuellement la ville jouit d'une grande renommée dans le monde des joueurs d echecs car c'est là que se déroulent les championnats mondiaux d'échecs.

Bon a part ca, apres Astrachan et le delta de la Volga, boises, on a retrouve la steppe, un peu plus vallonee qu au paravant mais toujours tres vente. Quand ce cher compagnon est dans le bon sens il nous propulse et nous a meme permis de parcourir  150km. Le lendemain, plus capricieux, malgre pres de 6h d effort intense nous sommes restes en dessous de la barre des 50 km.

Nous repartons dans quelques minutes.
Nous essayons de mettre quelques images des que possible.

A la prochaine


 

 

PS petit probleme d affichage ou de maitrise de notre part: tout est souligne

 



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Publié à 07:47, le 3/04/2008 dans Carnet de voyage,
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Ukraine

Bref coucou de Crimee,

Nous profitons de cette halte a Alouchta, petite bourgade au bord de la mer Noire, pour vous dire que tout va bien. De notre cote nous sommes encore plus en vacance ( si c est chose possible) que les mois precedents, il fait doux, la mer est bonne et les paysages sublimes.

Mais nous ecrivons surtout pour relayer un petit message de notre ami Peyman qui nous a accueilli avec tant de sympathie pendant toute la duree de notre sejour a Teheran. D ici (Ukraine), et en dehors de que nous trouvons sur internet, nous ne savons pas bien qu elle information est relayee a l etranger et en France entre autre.

Voici ce qu il nous ecrivait il y a 3 jours:

"une chose: dites au monde que vous rencontrez qu'il y a en Iran un peuple qui cherche la liberte et le bonheur de tout le monde, un peuple qui adore la paix, des femmes et des hommes qui ont des coeur pour l'humanite et l'honetete mais..."
 
A tous les iraniens qui nous ont accueillis et que nous avons pu rencontrer au cours de notre passage nous vous exprimons tout notre soutien dans votre combat pour la democratie et la liberte.
 
 
UKRAINE 
 
Le periple se poursuit gaiement au milieu de paysages moins originaux mais qui nous plaisent.  Principalement de grands champs de ble et tournesol entoures de larges bandes arborees qui se sont transformes ces derniers jours encampagne plus du type bocage, vallonee, vert, des champs moins grands, plus de potagers...
 
Nous sommes arrives a Kiev hier apres midi. Les villes (et les grandes villes d autant plus) sont toujours des zones etonnantes dans le paysage d un pays. Apres 8 mois de voyage nous sommes a chaque fois surpris du contraste qu il peut exister entre les campagnes et les zones urbaines. Et cette difference est d autant plus saisissante que le pays est globalement moins "developpe".
Apres la Crimee et ses villes balneaires, touristiques et equipees de tous les moyens de communications dit "modernes", nous avons retrouve pendant 15 jours une campagne plus traditionnelle, plus calme, moins superficielle.
Evitant les grandes routes nous avons traverse des zones ou des voitures anciennes de type Lada dominent, les maisons sont de dimensions tres modestes, l eau est tres souvent tiree du puits (parfois a plusieurs centaine de metres de l habitation), les gens sont accueillants, patients, les prix des aliments sont pour nous vraiment tres bas (1kg de tomates coutent 50ct  d euros).
Et puis soudain a quelques kilometres de Kiev nous avons traverse une zone residentielle fortunee. Des maisons gigantesques l eau coule a flot pour.... arrosee l herbe, on compte plus de 20% de 4*4 citadins sur la route et la conduite devient beaucoup moins douce.
 
Kiev quand a elle est une ville charmante en partie perchee sur une colline au bord du fleuve Dniepre, tres arboree ou se melange des batiments tres modernes, ceux de type sovietique et quelques beaux monuments historiques.

Nous allons d ailleurs filer la visiter pour vous en dire un peu plus.

Une autre chose interessante que nous avons decouvert il y a quelques semaines en regardant la carte. La ville est a moins de 100 km de Tchernobyl qui est elle meme a quelques kilometres de la frontiere avec la Bielorussie. Une agence de l etat organise d ailleurs des visites de la zone contaminee, de la centrale et de la ville voisine Pripiat qui a ete videe de ces quelques 50 000 habitants. La visite a un cout assez elevee et nous laisse moralement perplexe. Nous nous contenterons probablement du musee sur la catastrophe.

Tom aurait aime s approcher a velo jusqu a la zone a partir de laquelle il est necessaire d avoir un laisser passer. Mais d une part de nombreux villages ont litteralement ete enfouit, il n y a donc plus grand chose a voir et par ailleur sans instrument de type compteur Geiger nous aurions du mal a evaluer le risque.

Dans quelques jours nous devrions prendre car ou bus pour rejoindre les pays Baltes. Il nous faudrait a nouveau payer un visa pour traverser la Bielorussie a velo, se dont nous n avons pas envie. Nous devrions donc abandonner nos montures.

A bientot tout le monde

 

 
 
 

 



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Publié à 07:48, le 2/04/2008 dans Carnet de voyage, Ukraine
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Pays Baltes

Apres les immenses pays traverses au cours des mois precedents la Lituanie, la Lettonie et l estonie nous ont vraiment semble minuscules.

Puisque nous ne voulions pas faire toutes les demarches de visas pour traverser la Bielorussie, nous sommes arrives a Vilnius en car.

Quelle rupture! D un seul coup nous sentons que nous sommes de retour dans l union europeenne, Vilnius possede un petit quelque chose europeen de l ouest qui nous surprend des notre arrivee, peut etre, est ce simplement une culture, une architecture plus proche de celle dont nous avons l habitude, ou peut etre aussi les nombreux touristes qui sillonnent le centre ville. Ici la plupart des serveurs, restaurateurs et commercants parlent un tres bon anglais, les offices de tourisme qui avait disparu depuis Istamboul reapparaissent, les pistes cyclables et les poubelles de tri retrouvent leur place.

Tout a coup nous avons un petit pincement au coeur, evidemment le voyage n est pas fini, mais desormais nous ne sommes que des touristes parmi les nombreux autres, dans l auberge de jeunesse chacun vaque a ses occupations sans trop se preoccuper des autres et cherche  au contraire (ce que nous comprenons tres bien) a s eloigner un peu de ceux qu ils ont l occasion de cotyer toute l annee. A Teheran ou encore a Samarcande, les rencontres avec d autres voyageurs etaient toujours un plaisir, chacun desirant connaitre le parcours et le ressenti des autres. Etant toute la journee au milieu  d une culture differente nous eprouvons vraiment le besoin de partager avec ceux dont la culture est plus proche de la notre.

Mais par ailleur quel plaisir de pouvoir desormais communiquer si aisement dans les magasins ou meme dans la rue. Demander une direction est tellement plus simple lorsqu on possede une langue en commun. Dans la campagne le russe nous permet encore de nous tirer d embaras. Ici l utilisation de la carte de credit est a nouveau courante et, avant de partir dans la campagne, nous n avons plus a nous preoccuper de calculer la somme a retirer.

A part ca, comme nous le disions dans le petit paragraphe ecrit il y a quelques jours, nous avons beaucoup apprecie ces 3 pays. Vilnius est une toute petite capitale possedant un centre historique pietons bien preserve, des ruelles etroites ou il fait bon deambuler et se perdre. Autour, la riviere et les collines couvertes de verdures rendent la ville tres agreable.

Riga, construite autour du fleuve Daugava est nettement plus grande, des qu on quitte le centre historique, l influence russe est plus marquee, les batiments plus massifs. La ville charmante nous est apparu moins mignonne que Vilnius.

Enfin, Tallin, construite au bord de la mer, sur une colline qui la surplombe, est la capitale que nous avons preferee. Certain la trouverons peut etre surfaite, nous avons beaucoup aime son cote feodal, les remparts et tours encore presentent, les vieilles maisons, les petites ruelles pavees nousont projete quelques siecles en arriere.

Un gros bateau, une nuit dans une cabine beaucoup beaucoup plus luxueuse que la plupart des hotels ou nous avons passe la nuit au cours du voayage, et nous voila a Stockolm.

PS: Au fait nous venons d apprendre que certains ont ecrit des messages sur l adresse mail flotom@les2rouesdesecologis.com, cette adresse ne fonctionnant pas, nous n avons pas recu vos messages. Desole et en tous cas merci a ceux qui avait pris le temps de nous ecrire et un nouveau merci a tous les petits mots directement deposes sur le blog.



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Publié à 07:07, le 1/04/2008 dans Carnet de voyage, Lituanie
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